Exit le fait que l'esclavage est aboli depuis 1848 et que donc de fait, les antillais d'aujourd'hui ne l'ont jamais connu
Exit le fait que nous ne sommes pas responsable des actes de nos lointains aïeux tout comme plus récemment l'Allemand d'aujourd'hui n'est pas responsable des crimes nazi
Exit le fait que les métropolitains sont eux même pour la plupart des descendants de serfs médiévaux ou d'esclaves des romains
Exit le fait que les premiers esclavagistes de l'époque était les africains eux même qui livraient leurs compatriotes (ou ceux de l'ethnie rivale) pour quelques pacotilles
Exit le fait qu'aujourd'hui les nouveaux esclavagistes modernes sont des antillais français qui exploitent la misère haïtienne (ceci pour faire l'objet d'un autre message), qu'ils sont les premiers entre eux à faire de la ségrégation physique (chabin, malatre, negre, indien, etc...)
Rien à faire! L'identité antillaise noire s'est forgé sur le ciment négatif de la haine. Quel tristesse!
Aujourd'hui le renouveau identitaire se reconstruit sur cette idée alimenté par un certain complexe d'infériorité. "Nous les blacks, nous les blacks panthers. Black power!"
Une émission diffusée actuellement sur RFO, la chaine publique outremer, illustre parfaitement le phénomène, il s'agit de B world connection (B=black), qui rabâche en boucle cette histoire d'esclavage et le fait que des savants "black" ont réalisé de nombreuses inventions. Franchement ça frisse le racisme pur et simple, le tout subventionné par nos impôts. No comment!
Regardez le logo, ne serait ce pas une panthère noire que je vois? Tiens donc...bref


Aujourd'hui encore en Guadeloupe il reste de nombreuses traces (souvent envahi par la forêt) de cette période que l'on peut découvrir au détour d'une ballade.
Le plus belle exemple est sans doute l'habitation Murat à Marie Galante avec sa maison de maitre, et son quartier à esclaves et tou biten qui va avec.
Plus saisissant peut être est l'escalier des esclaves sur la commune de Petit Canal dans le Nord de la grande terre. C'est là bas que débarquaient de nombreux esclaves à la fin de la période esclavagiste. Cet escalier fait face au débarquadaire et on peut imaginer tout un tas de processions de mauvais goût à leur arrivée.
Dans mon groupe de Carnaval, certains m'appelle "le blanc" ou "la blancheur". D'autres m'appellent "monsieur". Je sais que ce n'est pas méchant mais certains préjugés ont la vie dure et en Guadeloupe, les choses n'évoluent pas vite. Ils ne sont pas encore sortis de l'auberge... Il est vain d'espérer s'intégrer réellement à cette société en une génération.
